Je suis nulle (2/3)

Le premier post de cette série sur l’estime de soi explique et explore ce qu’est l’estime de soi, la confiance en soi et le respect de soi.

Ce billet évoque les conséquences des violences sexuelles sur l’estime de soi.

Bien sûr, un problème de confiance en soi peut venir de beaucoup d’autres causes que des agressions dont nous avons été victimes.

A l’inverse, les violences sexuelles ont des conséquences psychologiques nombreuses, et les atteintes à l’estime de soi n’en sont qu’une partie.

Mais ce qui est certain, c’est qu’être exposé à des violences sexuelles, c’est vivre des assauts incroyablement violents sur notre estime de nous; les études montrent cet impact négatif depuis plus de trente ans.

Ce que je sais aussi, c’est que pour fonctionner, nous « oublions » ou en tout cas « enfouissons » beaucoup de choses. Parfois la seule trace de notre drame, la seule chose que nous voyons, c’est notre estime de nous en miettes.

Pour certains d’entre nous cela a été le sommet de l’iceberg, ce qui nous a jeté dans les bras du processus de guérison.

C’est la conséquence la plus visible, et parfois la plus intenable, mais ce n’est qu’une conséquence. Car contempler une estime de soi très basse, c’est comme regarder… une cicatrice. Elle ne sort jamais de nulle part.

Avertissement: si vous hébergez un tueur (ou une tueuse), allez chercher de l’aide

Lorsque j’ai commencé une thérapie, je n’ai pas parlé des violences sexuelles que j’avais vécues.

Ce n’était ni par peur ni le fruit du raisonnement; le déni faisait son oeuvre: le fait que j’avais été une victime de violences sexuelles n’était pas sur mon radar.

Si mon psy m’avait demandé franchement si j’avais été victime de violences sexuelles, je n’aurais pas répondu non, je pense. Mais je n’aurais sans doute pas répondu oui non plus. En fait, je pense que je n’aurais rien répondu du tout: j’aurais eu…un blanc, un vide.

La raison explicite pour laquelle je suis allée le voir, celle qui était très présente à mon esprit, c’était que mon estime de moi était tellement catastrophique que ma vie était devenue très difficile.

Pour illustrer mon dernier post, j’ai donné l’exemple de ce que se dit Clara, qui n’est déjà pas agréable du tout.

Mais à côté de ce qui se passait à l’intérieur de moi, son critique interne était un nain de jardin.

Mon monologue était bien pire: c’était un tueur.

Il me trouvait totalement incompétente, inappropriée, bizarre. J’étais aussi coupable, systématiquement, de vouloir le mal, de mentir, de vouloir me faire mousser, de tromper. Tout était, systématiquement, et perpétuellement, de ma faute.

Ou en tout cas, c’était l’opinion de Robert (oui c’est comme ça que j’ai décidé d’appeler mon critique interne, merci de ne pas critiquer).

Aujourd’hui, Robert reste tranquille la plupart du temps. Et quand je le vois, il est presque rigolo dans le genre minuscule et agité. Robert n’a plus beaucoup de pouvoir, même si cela lui arrive de faire des comebacks redoutable, et il doute. Il a des soucis d’estime de lui, je pense… 😉

Mais à l’époque, il était grand, il était tout puissant, et il visait la jugulaire. Si je n’avais pas recruté des supporters professionnels, je suis à peu près sûre qu’il aurait eu ma peau.

Pas métaphoriquement, mais littéralement, par exemple avec l’aide de conduire à risque, ou d’addictions.

Je pars de mon exemple pour enfoncer ce qui est peut être une porte ouverte pour vous: si vous hébergez en vous le copain ou la copine de Robert, pleins de haine et cherchant le sang, ne risquez pas votre vie: allez chercher de l’aide.

Avec des lectures, vous pourrez vous battre contre des critiques internes qui sont des nuisances. Mais pour les tueurs, il faut de l’aide professionnelle. Je sais c’est compliqué, mais il faut le faire quand même. J’insiste.

Cela étant dit, si vous êtes vous-mêmes en face d’un Robert ou d’un équivalent, il est né de messages envoyés pendant, ou après les agressions.

Premier message meurtrier pour notre estime de nous: tu n’as aucune importance

Ce message est à la deuxième personne, parce que c’est celui qu’adresse l’auteur des violences, souvent avec son comportement seul, parfois avec les mots qui vont avec.

Ce que nous dit un(e) agresseur(e), c’est que nos désirs et nos besoins n’ont aucune sorte d’importance comparés aux leurs, y compris notre besoin de sécurité le plus élémentaire.

Notre désir (ou absence de), notre consentement (ou absence de), nôtre dégoût, notre angoisse, sont tout à fait anecdotiques et inutiles également.

Notre santé, émotionnelle et physique, va être franchement menacée, notre avenir va devenir difficile, mais c’est complètement insignifiant aussi en regard de son envie.

Une agression est en fait un acte de négation de la victime: c’est l’agresseur qui va prendre toute la place et nous envahir psychologiquement et physiquement, avec ce qu’il veut, ce qu’il prend.

Il n’y a aucune place pour nos besoins, nos désirs, et plus largement notre personne. Une agression sexuelle. n’est pas une relation: psychologiquement, il n’y a qu’une seule personne qui y trouve sa place, au détriment d’une autre.

Cette destruction psychologique n’est pas un dommage collatéral où le but de l’agresseur est de satisfaire ses besoins sexuels – en « oubliant » que nous sommes là.

Le but de l’agresseur est précisément cette violence, prendre toute la place et nier l’autre, en toute connaissance de causes quant aux dommages que cela va causer.

Il est difficile de voir des actes, et des messages, plus destructeurs pour l’estime de soi que ceux-là, et ce d’autant plus que l’agresseur est quelqu’un que nous aimons.

Mais le pire est que le message de l’auteur(e) des violences n’est pas le seul à y contribuer.

Deuxième message meurtrier pour notre estime: c’est de ma faute si j’ai été victime (et variations)

Cela peut paraître étrange vu de l’extérieur, mais pour beaucoup d’entre nous, il faut du temps pour dépasser ce stade de : « c’est ma faute si c’est arrivé ». Parfois des années.

Cette croyance n’est pas forcément consciente ; parfois, elle reste tapie dans le fond de notre esprit, et ne se manifeste que de façon indirecte. Nôtre raison consciente peut même explicitement penser le contraire. Cela ne change rien.

C’est vrai que c’est, dans le fond, unique : c’est sans doute le seul délit dont la victime endosse en partie la responsabilité (à tort bien sûr).

Que je sache, je n’ai jamais vu quelqu’un se demander si ce n’est pas de sa faute s’il a été cambriolé : sa maison était trop ostentatoire. Ou bien l’Etat se demander si c’est de sa faute s’il y a de la fraude fiscale : la déclaration d’impôts est trop complexe. Vous voyez l’idée.

Parfois, nous pensons que c’est littéralement nous qui avons déclenché la violence, avec notre comportement, notre manière de nous habiller, ou notre style de vie.

Parfois, nous sommes clairs sur le fait de ne pas l’avoir provoqué, mais nous nous reprochons de n’avoir pas su résister, ou de ne pas l’avoir dénoncé, ou de ne pas avoir lutté, ou bien de ne pas avoir trouvé les mots qu’il fallait pour que cela n’arrive pas.

Bref, tout au fond de nous si c’est arrivé, c’est à cause de quelque chose que nous avons fait, ou au contraire que nous n’avons pas fait.

Bien sûr, tout cela est du grand n’importe quoi. La responsabilité d’une agression repose uniquement sur les épaules de l’agresseur, quel que soit le comportement de la victime, et quel que soit le contexte.

Aussi bien sur le plan pénal que sur le plan psychologique, nous ne sommes jamais responsables du comportement de quelqu’un d’autre– à l’exception notable d’une relation parent / enfant mineur.

Nous avons tous, et toutes, la responsabilité de contrôler nos envies, et de ne pas les imposer à quelqu’un qui n’a pas donné son consentement réel.

Notez bien : je n’ai pas dit quelqu’un qui s’est battu, a mordu, a ameuté les journaux, était habillé en robe de bure, ne sortait qu’entre midi et deux heures, faisait en sorte de ne jamais se retrouver seul(e) avec une autre personne, ne buvais jamais, et ne donnait jamais de signaux contradictoires.

J’ai dit quelqu’un qui n’a pas explicitement signifié son consentement réel, quelles que soient les circonstances.

Cela dit, même si nous sommes les seuls à nous accuser injustement, inutile de se trouver incompétent(e)s ou mauvais(es) pour autant… il se trouve que nous avons de très bonnes raisons de le croire.

Une très bonne raison : le monde est d’accord avec nous : c’est de notre faute.

Dans certains domaines, nous sommes encore collectivement ancrés dans le moyen-âge. Il suffit de regarder ce sondage-ci, ou bien celui-là.

C’est regrettable, mais il y a encore du monde pour penser que la responsabilité est partagée.

Ces croyances erronées pèsent lourd dans la manière dont les forces de l’ordre et la justice traitent – ou plutôt ne traitent pas – les violences sexuelles.

Elles pèsent lourd aussi dans la réaction de notre entourage, lorsqu’il apprend l’existence de ces violences. Et elles rejoignent les croyances de l’abuseur même, homme ou femme, qui vit ancré dans la conviction que ce n’est pas de sa faute, que c’est l’autre qui l’a cherché. Cela fait partie de sa pathologie – ce qui n’est en rien une excuse.

Au final, tout le monde est d’accord : l’agresseur, l’entourage, et nous : c’est de notre faute. Nous aurions pu faire quelque chose pour l’éviter, et nous ne l’avons pas fait. CQFD.

Cela pèse lourd dans nos consciences, et dans notre estime de nous-mêmes.

Non seulement nous pensons que c’est en partie de notre faute, mais en plus, nous ne comprenons pas bien comment corriger notre comportement pour éviter la situation à l’avenir – normal, puisque ce n’est pas de notre faute et que nous ne pouvons rien corriger, à moins de restreindre notre liberté de manière significative. C’est à devenir zinzin.

Troisième message meurtrier pour notre estime de nous : c’est de ma faute si je suis abîmé(e) :

Voici une petite interview de Robert, mon critique interne favori, datant d’il y a quelques années : « Qu’est-ce que cela peut faire, ce qui s’est passé il y a plusieurs dizaines d’années ? En quoi cela peut influencer les choses maintenant ? Pourquoi tu me rebats les oreilles avec ça ? La vérité, c’est que quoi qu’il se soit passé, tu devrais pouvoir te comporter et faire tes choix normalement. Tu devrais pouvoir oublier ou contrôler les effets, et mettre tout ça derrière toi. Tu devrais être normale, performante, quoi. Tu t’en sers comme excuse pour cacher ta nullité ».

En bref, le passé c’est le passé. Il devrait être nous être possible d’oublier tout ça, et de faire en sorte que cela ne nous affecte pas.

C’est une question de courage et de volonté. Et si nous n’y arrivons pas c’est que nous sommes fondamentalement incompétent(e)s. Que nous nous complaisons dans notre malheur.

Là aussi, cette réaction est unique. Pour les blessures physiques, je n’ai jamais vu personne focalisé comme cela sur la responsabilité du blessé et sur le fait qu’il devrait ne pas être blessé ou qu’il devrait être rétabli au-delà d’un certain temps.

La blessure est là. La guérison prend le temps qu’elle prend.

Ce temps dépend de l’amplitude et de la nature de la blessure à l’origine, des actions qui ont été entreprises tout de suite après pour contenir les dommages, de si la blessure a été soignée ou pas, de l’état général de la personne avant la blessure, peut être aussi de facteurs génétiques.

Ce n’est pas une question de volonté ou de courage.

C’est déjà suffisamment pénible de vivre avec ça et devoir se remettre sur pied, alors vraiment il est inutile de nous accuser en plus de ne pas s’auto-guérir instantanément. C’est irréaliste. C’est ridicule.

Et le message qui couronne le tout : de toutes façons, je suis bizarre, voire complétement zinzin

Très souvent, les agressions que nous avons vécues n’ont pas été reconnues comme telles lorsqu’elles sont arrivées. Puis elles n’ont pas été traitées.

Le résultat est que nous traînons des conséquences inattendues dans des recoins assez éloignés de notre personne et de nos expériences.

Et nous ne les reconnaissons pas comme des conséquences, mais comme des traits bizarres, gênants, ou coupables de notre personnalité.

L’exemple de Sidonie

Sidonie est une jeune femme dynamique et sûre d’elle, bref, quelqu’un qui ne frappe pas par sa fragilité.

Un jour Sidonie m’explique qu’elle passe toutes ses vacances dans son pays, en France, parce que l’idée de partir à l’étranger l’angoisse.

Elle ne sait pas très bien pourquoi, mais ce n’est pas un gros problème : la France, c’est vaste, et il y a beaucoup de jolis coins.

Mais là où elle est embêtée, c’est qu’elle va devoir partir sur un autre continent pour son travail, et qu’elle a peur que son anxiété devienne ingérable.

Elle n’ose pas en parler à son manager, elle se sent inadéquate avec cette histoire, et elle décide de le cacher.

Quelques semaines plus tard, Sidonie est tranquillisée. Elle est partie à l’étranger pour son travail comme prévu. Et cela s’est étrangement bien passé.

Elle a trouvé les gens charmants, et le voyage sans problèmes. Ce qui a amené la question : mais qu’est-ce qu’elle attendait d’autre ?

Lui est revenu en mémoire son premier voyage : jeune adulte, Sidonie est partie visiter un pays d’Afrique du Nord avec des amies.

Elle a tellement été harcelée par des hommes indélicats pendant ce voyage, que certaines nuits, elle ne pouvait pas dormir car les agresseurs ne cessaient de sonner à sa porte.

Autrement dit, elle a été victimes de violences sexuelles – oui, insister lourdement malgré les refus, et restreindre la liberté de mouvement ou le sommeil de quelqu’un parce qu’elle refuse de coucher avec vous est une violence sexuelle.

Mais elle ne l’a pas reconnu comme telle : personne ne l’a touchée, il n’y a pas eu de contacts physiques. Elle met l’épisode de côté dans la catégorie : expérience désagréable.

Sauf que quelques années plus tard, l’idée de partir soulève des vagues d’anxiété incompréhensible. Et que cela restreint les possibilités qui s’offrent à elle, et sa liberté.

Tant qu’elle n’a pas fait le lien elle se demande, mais qu’est ce qui ne va pas chez moi ? C’est quoi, mon problème ?

L’exemple de Sidonie est pénible mais ce n’est pas le plus dramatique. Une expérience corrective a pu régler le problème.

Certains d’entre nous ont vécu des traumatismes plus importants, plus précoces, ou plus répétitifs. Dans ces cas-là, les dommages peuvent être bien plus conséquents et plus difficiles à réparer.

L’exemple d’Eleanor ou d’Arthur

Ils peuvent aller, comme le montre l’exemple d’Eleanor dans ce reportage d’Arte, jusqu’à entendre des voix.

Et là, nous ne parlons pas de Robert ou ses copains, que nous identifions comme une partie de nous. Nous parlons de voix qui nous paraissent totalement étrangères à notre personne.

Eleanor pensait ces voix comme démoniaques. Ses psychiatres les voyaient comme une manifestation de schizophrénie, une psychose. Pendant longtemps d’ailleurs, les psychiatres ont pensé que les personnes qui entendent des voix étaient schizophrènes.

La suite a montré que ni l’un ni l’autre n’était vrai. Ces voix étaient la conséquence de violences sexuelles précoces repoussées loin de la conscience.

Mais pouvez-vous imaginer ce qu’est devenue l’estime de soi d’Eleanor, lorsqu’elle s’est mise à entendre des voix qu’elle percevait comme démoniaques ? Qu’elle s’est retrouvée en hôpital psychiatrique, avec un diagnostic de schizophrénie ? Vous serez je pense d’accord avec moi : elle n’était pas au top.

Quelques bons psys plus loin, et l’explication intégrée, cela va beaucoup mieux.

Dans cet article du Monde , vous trouverez l’exemple d’Arthur, qui lui aussi entend des voix conséquences de violences sexuelles dans l’enfance.

Arthur a heureusement pour lui trouvé un vrai soulagement grâce à un groupe de paroles, sans passer par la case hôpital psychiatrique.

Incidemment, cela pose la question de combien de personnes ont été psychiatrisées, au lieu d’être entendues, mais c’est un autre débat à reprendre une autre fois.

Nous tous

Beaucoup d’entre nous ont vécu des histoires plus difficiles que celle de Sidonie, avec des conséquences plus profondes, sans que cela aille jusqu’à entendre des voix comme Eleanor ou Arthur.

Les traces de cette histoire difficile, nous pouvons les retrouver dans une estime de nous entamée (voire dévastée), des relations amoureuses difficiles, des difficultés avec nos émotions, une tendance à la dépression ou aux addictions, des troubles alimentaires, un stress constant et incompréhensible…les symptômes peuvent être variés.

Parfois, nous ne faisons pas le lien entre nos difficultés et ce qui nous est arrivé. Parfois, nous avons même complétement enfoui ce qui nous est arrivé.

La manière dont nous fonctionnons devient alors un mystère complet. Nous sommes encore en train de réagir à une menace qui n’est pas (plus) là. Personne ne nous comprend, et nous non plus.

Nous finissons par essayer de cacher ces symptômes qui d’après nous n’ont ni queue ni tête, pour paraître normaux.

Certains et certaines d’entre nous se voient comme complétement différents, et bizarres. Il faut du temps pour reprendre le fil, et expliquer sa « bizarrerie » qui n’en est en fait pas du tout.

En attendant nous nous honteux et seuls aussi…face à notre critique interne, à des attaques de honte violentes et une estime de soi au plus bas.

C’est difficile, mais heureusement, nous ne sommes pas bloqué(e)s dans cette situation. Si votre estime de vous est problématique, il est tout à fait possible d’intervenir et de la remonter. Il est possible de guérir, de retrouver une bonne image de nous-mêmes, d’aimer, d’être aimé(e), de vivre bien.

Dans notre prochain post nous examinerons des moyens d’avancer dans cette direction.

Exercices de la semaine : l’impact des violences sexuelles sur votre estime de soi

Préambule : si votre voix intérieure est un tueur ou une tueuse, ou si vous entendez des voix : aller chercher de l’aide chez un psychologue, un psychiatre, ou un groupe de parole. Sérieusement.

Voici des exercices pour aller un peu plus loin si vous le souhaitez.

Comme toujours ce sont des propositions.  Vous avez le droit de les ignorer, d’y penser un peu, ou de prendre du temps pour y réfléchir et de coucher vos réflexions dans un carnet très privé.

Précision importante : n’insistez pas si vous vous sentez submergé(e) par les émotions ou si vous sentez une grande résistance à l’idée de faire ces exercices.

Cela veut dire qu’une partie de vous (on va l’appeler La Force) sait que ce n’est pas une bonne idée de le faire, en tout cas maintenant. Respectez là.

  • Si vous vous identifiez comme victime d’agressions, est-ce qu’une partie de vous se sent coupable de ce qui vous est arrivé, comme beaucoup d’entre nous ? Si oui, est ce que votre raison est d’accord avec ça ? Que se passe-t-il en vous lorsque vous lisez ou que vous entendez le contraire ? Du soulagement, de l’incrédulité, de la colère ? Vous pouvez lire des ressources pour vous aider à faire bouger cette croyance petit à petit, par exemple :
  • Ici sur le site d’Amnesty International ; j’aime particulièrement le diagramme sur les causes du viol, il n’y a rien de mieux qu’un visuel bien pensé.
  • Ici – sur le site de l’unicef
  • Si vous vous identifiez comme victime de violences, est ce que vous pouvez faire un lien entre ces épisodes et certaines de vos émotions ou de vos expériences aujourd’hui ? Parfois ces liens sont assez directs, comme pour Sidonie, parfois ils sont plus confus. Vous pouvez lire des informations sur ces conséquences par exemple :
    • Ici , sur le site sosfemmes.com
    • Ou , sur les entendeurs de voix qui ne sont pas des fous

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